CoupDouble

Prison Break

 

Ca y est, toute la famille est rentrée Enfin, nous 4, car autour de nous, tout le monde est encore en vacances. Super Papa a recommencé son travail, les enfants sont retournés doucement à la crèche, et de mon côté, je continue de préparer l’ouverture très prochaine de ma boutique en ligne (sauf que l’administration, c’est très long, surtout au mois d’août).

 

Alors, et ces vacances ? Malgré un début difficile : départ de Super Papa tout seul avec les jumeaux, les valises et l’avion…je te laisse imaginer. Mon arrivée sur le lieu 1 jour plus tard, sans la valise qui contenait tous mes vêtements et la moitié de ceux des enfants, c’était l’angoisse. Heureusement, 2 jours plus tard, tout est rentré dans l’ordre : nous 4 réunis, et la valise retrouvée.

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Et de 2!

 

Ce titre est le même que celui de mon premier article sur ce blog, où je raconte l’annonce de ma grossesse gémellaire.

Alors pourquoi aujourd’hui, un autre « Et de 2 ! » à ton avis ?

Oh, non, je ne suis pas encore enceinte de jumeaux !

C’est juste 2, comme 2 années ! Hier, ils ont eu 2 ans mes bébés d’amour. Oui, mes bébés, car ils le seront toujours. C’est marrant, en ce moment, à chaque fois que je raconte une histoire à quelqu’un sur un de mes enfants en disant « mon bébé », je vois des yeux tous ronds, inquiets qui se demandent si depuis les jumeaux, il y a eu l’arrivée d’un troisième. Et non, quand je parle d’eux, c’est « mes bébés », impossible de réaliser qu’ils ont grandi, et que 2 années ont déjà passé. En même temps, j’ai plus de 30 ans, et ma mère parle souvent de moi en disant « son bébé », ça doit être de famille cette histoire là.

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Allô maman bobo

 

 

-Maman BOBO !

-Oui, j’ai vu mon cœur, viens je vais te faire un bisou magique

- Maman BOBO, BOBO, BOBO

-Oui, je sais, c’est le même depuis 4 jours, c’est rien, ça va partir, on l’a déjà soigné celui-là.

- BOOBBBBBBBBBBBBBBBBBOOOOOOOOOOO, bsous

- Encore un bisou ? Allez viens !

En larmes, alors que le fameux bobo est une mini égratignure qui date de quelques jours :

- BOBOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO, maman, BOBOBOOOOOO

 

Je lui refais un 150 ème bisou, au même moment, j’effleure à peine son frère qui passe à côté, il me regarde tout triste :

- BOBO, BOBOOOOOOOOOO 

Puis d’un air coquin (oh, le comédien)

-Bsous

Et hop, un bisou de plus pour le 2ème simulateur.

 

Cette scène se répète en continue depuis 1 mois. Je ne vais pas m’en plaindre. Au moins, de cette manière, j’arrive à avoir ma dose de bisous qu’ils me refusent autrement.

Ce qui est drôle, c’est cette répétition, et cette manière de vouloir attirer l’attention.

Quoiqu’il arrive, dès qu’un des 2 se fait mal, tu peux être sûr que l’autre va trouver une astuce pour se faire aussi un "bobo" dans les 5 minutes qui suivent.

 

Même si c’est légèrement répétitif sur le long terme, crois moi, je profite à fond de cette période si tendre et innocente du  "Maman, bobo, bsou" !!

 

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Crise d'hystérie

On en revient encore à la Jané aujourd’hui. Je ne vais pas m’attarder sur le fait qu’il y a encore une roue qui nous a lâchée, et que la dernière fois ça a pris 3 mois pour en avoir une nouvelle. Non, ça serait pas drôle. Ni sur le fait que j’arrive plus à la pousser à cause du problème d’équilibre des 3 roues, non, ça je t’en ai déjà parlé.
Mais plutôt sur la crise d’hystérie qu’elle déclenche chez mes enfants.
Une poussette double, avec des places l’une derrière l’autre, pourra un jour, à toi aussi, te causer quelques problèmes.

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Non, pas toi, papa !

 

Y a des périodes parfois ingrates quand on est maman, tu trouves pas ?

Non, mais c’est vrai, quoi, je m’occupe de mes enfants plutôt bien : je suis une maman dévouée, du genre protectrice, bon, ok, peut-être un peu trop…mais de là à faire un rejet. Y a des limites.

Je te parle de little boy ! On ne dit pas que les garçons sont collés à leur mère ? Parce que, ici, tu vois, c’est plutôt le contraire. Non seulement, il ne lâche pas son père, mais en plus, avec moi, c’est des NON tout le temps. Tu sais le truc bien vexant : « non, pas toi, Papa ». Et c’est ça à longueur de temps avec la scène qui va avec : « en pleurs, se roulant par terre ».Le pire, c’est quand je regarde ses yeux : j’ai l’impression que c’est le bébé le plus malheureux du monde parce que je veux m’occuper de lui. Alors ça donne quoi dans la vie de tous les jours : je peux pas le sortir du lit, ni le changer, ni l’habiller (même le blouson il refuse), ni le garder tendrement dans mes bras en fin de journée quand il est épuisé, et encore moins le coucher.

Bien sûr, souvent y a pas le choix, c’est moi qui m’en occupe, mais toujours dans l’hystérie.

Et au final, c’est juste quand Super Papa n’est pas là, que j’ai le droit à un peu d’indulgence.

Y aurait pas un truc bizarre chez moi ?

Little boy a quand même appelé son père « Mapa » un bon moment.

Moi, je te dis, y a quelque chose derrière ça.

Et chez toi, c’est comment, y a déjà eu ce genre de périodes pour l’un des deux parents ?

 

Ps : A côté de ça, j’ai quand même beaucoup de chance, little girl est un amour avec moi !

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Déjà tellement de différences


C’est quand même franchement drôle la différence qu’il peut y avoir entre une fille et un garçon dès le plus jeune âge, c’est vraiment inné. Vers 10 ans, je veux bien, mais là, ça me surprend chaque jour.

Et puis, j’ai vraiment l’impression d’avoir l’exemple parfait : j’ai 2 enfants du même age, de sexe différent, qui sont vraiment élevés de la même manière. Par cela, j’entends que je ne fais aucune différence par rapport au sexe. Que mon fils joue avec une poupée ou une poussette ne m’embête pas du tout, ou ma fille avec un garage. Le seul truc où je suis intransigeante, c’est pour la coiffure de mon fils : NONNNNNNN, ni chouchou, ni barrette pour sortir malgré ses demandes répétées.

Allez, je te donne quelques exemples, sûrement un peu caricaturaux, mais tellement drôles.

Pour ma fille, aussi loin que je m’en souvienne, dès qu’elle a su marcher, elle s’est mise à carrément rouler du cul, et dès que je l’habille, elle fonce avec sa vraie démarche de nana se regarder dans le miroir et tourner sur elle-même (non, je t’arrête tout de suite, ce n’est pas du tout mon cas !) Alors, que mon fils, rien du tout, et concernant sa démarche, elle ressemble plutôt à celle de Noukie’s (mais si tu sais, la mascotte de la marque qui porte le même nom).

Le passe-temps préféré de little boy, c’est l’électronique : toucher à toutes les commandes de la maison, se défouler sur mon ordinateur, casser lecteur dvd et magnétoscope (il a d’ailleurs bien réussi son coup). Alors que little girl, elle, peut passer ½ h à feuilleter le ELLE. Et on ne lui fait pas, si c’est celui de la semaine dernière, elle n’en veut pas !

 

Et chez toi, c’est pareil, ou c’est moi qui ai des cas un peu extrêmes, parce que je pourrais te donner encore plein d’autres exemples du même genre ?

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Son premier OUI

Quand on a des enfants, on est toujours en admiration devant chaque première fois : les premiers sourires, les premiers areuh, les premiers pas, les premiers mots...

D'ailleurs, moi, à chaque nouveau mot, je ressens une fierté immense, ouais, rien que ça ! Sauf que depuis environ 3 mois, y a ce fameux "NON" qui est omniprésent. Tu sais, c'est la  période de contradiction, celle qui commence à 2 ans, et dure environ encore 2 ans.
Tiens, les miens doivent être précoces car ils ont commencé, ils avaient tout juste 1 an ½.
Et là, je te le dis, j'en peux plus, je fais une overdose de "NON", c'est tout le temps, non-stop du matin jusqu'au soir. Et je ne rêve que d'une chose, enfin entendre un "OUI", que je leur répète d'ailleurs régulièrement.  Leur premier "OUI" sera un moment magique. D'ailleurs, je sais déjà comment ça va se passer : on sera en train de jouer tous les 3, de rire comme des fous, je leur dirai à quel point je les aime et leur demanderai si eux aussi, et là, ensemble, ils viendront dans mes bras et crieront en coeur : ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Sauf que Non, pas du tout...Pour little girl, ça ne s'est pas trop passé comme ça.

L'autre soir, avec Super homme, on était un peu énervé contre little boy qui, normalement si gentil et doux, est en grande période de rébellion. Il écoute rien du tout. Je racontais à son père qu'à la crèche il avait frappé des enfants, et qu'il avait continué le soir même avec sa sœur et même avec moi. T'imagines bien que Super papa n'était pas contente et a eu une bonne discussion avec lui. Dans la foulée, alors qu'il jouait aussi avec little girl, il lui demande : « Alors, ton frère n'a pas été gentil ? Il a frappé ses copains à la crèche ? ». Moment de silence. Elle le regarde, lui fait un grand sourire et répond : « OUIIIIIIII ».

 

Il était enfin arrivé, le « OUI » que j'attendais avec impatience. Mais comme ça, je ne m'y attendais pas, oh la chipie.

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Quelle politesse !

Ca m'agace toujours un peu quand je me retrouve en face d'enfants qui ne disent : ni « bonjour, merci, au revoir, ou encore s'il te plait » bref le genre pas très polis. Limite t'as envie d'engueuler les parents qui ne leur disent rien du tout, et qui laissent passer.

Non, mais c'est vrai, c'est important la politesse quand même. Dans mon immeuble, les gens font tous la gueule et ne disent jamais bonjour. C'est tellement énorme que je me demande si y a pas un complot des co-locataires contre nous à cause des nuits blanches qu'ils ont dû passer avec nous à la naissance des jumeaux.

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A nous la liberté !

Parfois, je culpabilise. Non, en fait, plus que parfois, plutôt 7O % du temps.

J'ai l'impression de garder mes enfants en prison. C'est simple, quand je suis seule avec eux, c'est à dire du lundi au vendredi, c'est comme si je les enchaînais. D'abord, je ne les laisse jamais marcher dans la rue, ils sont TOUT le temps dans la poussette. Et ensuite, je ne les amène jamais au square. C'est simple, j'ai trop peur, et je m'en sens incapable. Si l'un court d'un côté, je fais quoi de l'autre ? Si l'un essaye de monter les marches du toboggan, pendant que l'autre escalade la barrière, je fais comment ? Je me sens juste incapable de gérer ça. Pourtant tous les autres enfants de leur âge font ce genre de choses, surtout pousser la poussette dans la rue. Mais pas eux, juste parce qu'ils sont 2. Je me rends bien compte qu'il y ici une injustice pour eux. Mais peut-être est-ce moi qui suis une grande peureuse ? Je ne sais pas car je n'ai pas trop de point de comparaison.

Sachant que les miens ont 21 mois, ils courent, grimpent, escaladent partout, défient tous les interdits, n'ont aucune notion du danger, refusent de donner la main, et n'écoutent absolument rien, surtout quand il s'agit de tirer la porte du square pour s'évader !

Au final, tous ces petits plaisirs de joie et découverte sont réservés aux week-end quand super papa est là, et qu'on en surveille chacun un.

Et puis, plus rarement, il y a les vacances. Justement, on revient d'une semaine à Djerba en Tunisie. Et là, je peux te dire que c'était merveilleux de voir les 2 s'amuser autant. Ils ont découverts la liberté, les joies de courir partout, de descendre des escaliers 100 fois de suite, de faire du toboggan à volonté, de se baigner, de se mettre du sable partout, bref de vivre en toute liberté pendant une semaine complète et presque jamais dans la poussette. Finalement, de faire des choses de leur âge que malheureusement ils ne font que très rarement parce qu'ils sont 2, et qui seraient bien trop dangereuses avec un seul adulte qui les surveille.

Ca m'a fait chaud au cœur de les voir autant profiter, et mal au cœur depuis qu'on est rentré.

Tu fais comment toi, quand tu es seule avec les 2 ? T'as pas quelques astuces à partager ?

 

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Où es-tu ?

Je ne me suis jamais trop pris la tête sur les problèmes gémellaires, la fusion, la séparation, la dépendance... même si j'ai pu lire pas mal de trucs quand j'étais enceinte. D'ailleurs, ces lectures m'ont plus perturbé qu'autre chose, sûrement à cause des mes hormones, car je ne me concentrais que sur les horreurs qui pouvaient arriver à des jumeaux.
Bref, j'insiste pas, car justement, j'y ai jamais trop pensé, et puis ils sont encore tous petits mes bébés de 19 mois, que d'autres appellent maintenant des grands, même le pédiatre, c'est quoi ce délire ?

Mais, Mais, bah oui, forcément y a un Mais, sinon je te le raconterai pas... Y a quand même un truc étrange avec little boy. Depuis leur naissance, malgré les « mon amour, mon cœur, ma merveille, ... » je les ai toujours appelés par leur prénom dès que je leur parle. Ca me parait évident, ils sont 2, il faut bien qu'ils se reconnaissent, non ? Et "les jumeaux" je crois, n'est jamais sorti de ma bouche pour les appeler ensemble. Bref, je les ai toujours bien distingués.

Tu peux m'expliquer, toi, pourquoi, c'est comme si mon fils n'existait pas, enfin, son prénom je veux dire ? Le prénom de little girl est bien ancré. Elle le dit régulièrement en se montrant, il le dit régulièrement en la montrant, mais le problème, c'est qu'il le dit également régulièrement en se montrant. Et c'est bien là le problème !

Quand je joue au fameux "où est...?" Maman, les 2 me montrent, idem pour le papa, idem pour ma fille, et quand le prénom de mon fils surgit, il y a un énorme blanc.

Depuis une semaine, je leur montre des photos d'eux, et c'est vraiment sympa voir leurs réactions. Mais, et oui toujours là celui-là... quand je montre à mon fils une photo de sa petite tronche adorable, il est fou de joie et crie très fort le prénom de sa sœur !

Je te promets, ça me fait vraiment bizarre, je passe mon temps à bien lui expliquer qui il est, mais rien n'y change.

Heu, c'est sûrement un truc lié aux jumeaux ça, non ? Tu peux m'expliquer toi, parce que je me sens un peu perdue ??

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